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Léon Olive 28 janvier 1948

Le 28 janvier 1948 à Aumes (34), sur la route nationale 113 (devenue route départementale 613), se portant en renfort d'un équipage de deux policiers de la Sûreté Nationale attaqué par trois malfaiteurs armés lors du contrôle d'un véhicule volé, une patrouille de Gendarmerie est prise sous le feu. Les rafales de pistolet-mitrailleur et les tirs de pistolets s'abattent sur leur véhicule sérigraphié, traversant le pare-brise. Alors que son camarade s'effondre sur son siège avec une grave blessure par balle à la tête, le Maréchal des Logis-Chef Léon Olive dégaine son revolver et riposte avant de s'écrouler à son tour, mortellement atteint en pleine tête. L'un des policiers est également grièvement blessé.

Les trois criminels parviennent à disparaître malgré l'établissement de nombreux barrages routiers, bénéficiant d'une planque dans la région grâce à une complice. Seuls deux des tireurs seront identifiés, à savoir Raymond Naudy (27 ans) et Abel Danos (44 ans), membres du gang des Tractions Avant, responsables d'innombrables crimes dont une dizaine de meurtres et d'assassinats, notamment celui de l'Inspecteur de Police Fernand Biamonti en décembre 1945. Le 1er mars 1948 à Saint-Raphaël (83), c'est le Gendarme Joseph Boix qui est fauché par une rafale de mitraillette, tirée par Naudy ou Danos.

Le 31 octobre 1948 à Menton (06), Naudy et Danos sont contrôlés fortuitement à bord d'un taxi par une patrouille de la Sûreté Nationale qui est aussitôt la cible de coups de feu. Le Gardien de la Paix Hermant Libessart (28 ans) est tué d'une balle dans la tête tandis que le Gardien de la Paix Paul Massone (33 ans), blessé au ventre, réplique avant le départ de l'automobile en vidant le barillet de son revolver. Les forces de l'ordre se lancent immédiatement à la recherche du taxi, retrouvé quelques minutes plus tard. À l'intérieur gît le corps sans vie de Naudy, multiplement atteint dans la riposte, ainsi que sa compagne blessée, Pierrette Chaude (22 ans), qui survivra. Les autres occupants ont pris la fuite à pied.

Activement recherché et lâché par le milieu car devenu infréquentable, Danos est arrêté en décembre 1948 lors d'un cambriolage raté à Paris (75). Jugé en mai 1949 devant un tribunal militaire pour haute trahison du fait de sa collaboration active avec l'ennemi durant la seconde guerre mondiale (ayant volontairement intégré la Gestapo), il est reconnu coupable, condamné à la peine de mort (verdict confirmé en appel en juin 1951) et fusillé le 13 mars 1952 par un peloton d'exécution.

Né le 10 octobre 1905 à La Fajolle (11), le Maréchal des Logis-Chef Léon Olive affichait 21 ans de services et commandait la Brigade Territoriale de Montagnac (34). Vétéran de la seconde guerre mondiale, il était déjà décoré de la Médaille de la Résistance Française et de la Croix de Guerre 39-45 (avec étoile de bronze). À titre posthume, il reçoit la Médaille d'Honneur pour Acte de Courage et de Dévouement (échelon bronze). Il avait 42 ans.

(merci de me contacter si vous avez plus d'informations à ce sujet)
Sources :
- Livre d'or de la Gendarmerie année 1948
-https://www.midilibre.fr/2018/02/08/ceremonie-d-hommage-au-marechal-des-logis-chef-leon-olive,4014476.php
https://www.lemonde.fr/archives/article/1948/11/03/la-police-de-la-cote-d-azur-recherche-les-gangsters-en-fuite_1911078_1819218.html
- Journal Paris-Presse l'Intransigeant, n°969 en date du 30 janvier 1948
- Journal Détective, n°141 en date du 14 mars 1949
- Journal Détective, n°123 en date du 09 novembre 1948
- Journal Combat, n°1109 en date du 29 janvier 1948
- Journal l'Humanité, n°1320 en date du 03 décembre 1948
- Journal les Dernières Dépêches de Dijon, n°991 en date du 02 novembre 1948
Journal la Bourgogne Républicaine, n°64 du 15 et 16 mars 1952
- Page Facebook de la Gendarmerie de l'Hérault, publication du 04 février 2018

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