Décidés à lever le doute face à cette activité nocturne pour la moins suspecte, les militaires s'arrêtent. Surpris en plein vol par effraction dans une agence Axa, les individus prennent aussitôt la fuite en courant à travers de petites ruelles. Le Gendarme Soler s'élance derrière les malfaiteurs et distance le Gendarme Cordier. Quelques secondes plus tard, alors que le sous-officier parvient à agripper l'un des auteurs dans une impasse, des coups de feu retentissent. Retrouvé par son camarade, le Gendarme Soler a été instantanément tué, atteint à bout portant par deux décharges de chevrotine en pleine tête, son arme à l'étui. Malgré l'arrivée de nombreux renforts et l'établissement de barrages dans toute la région, le meurtrier et son comparse restent introuvables.
Le 27 décembre 2000, trois mis en cause sont interpellés dans une habitation à Pont-Saint-Esprit. Les preuves s'accumulent contre deux d'entre eux. Placés en détention provisoire, ces derniers avouent leur participation au cambriolage mais nient être les meurtriers. Déjà condamnés par le passé, tous deux rejettent ainsi la faute sur un troisième malfaiteur, toujours en fuite. Les deux hommes, un algérien de 20 ans et un marocain de 23 ans (dont l'un est en situation irrégulière en France), seront jugés devant la Cour d'Assises du Rhône en février 2005 et ils seront respectivement condamnés à 13 et 10 ans de réclusion criminelle (périodes de sûreté ignorées).
Dénoncé par ses complices, Hicham Bouaouiche (26 ans) s'avère être un marocain en situation irrégulière, ancien athlète de haut niveau, recherché au Maroc pour insoumission (n'ayant pas effectué son service militaire obligatoire). Quelques jours après le meurtre, repéré au volant d'un véhicule volé à Montpellier (34), il parvenait à semer une patrouille de la Police Nationale qui l'avait pris en chasse. Munis de faux papiers d'identité, il se réfugiait en Allemagne où il était arrêté pour sa situation irrégulière. Relâché avant que sa véritable identité ne soit découverte, il partait pour les Pays-Bas où il échappait de peu à des policiers lors d'une descente dans sa planque. Finalement arrêté en juillet 2001 par des douaniers marocains alors qu'il tentait de passer la frontière, Bouaouiche reconnaît avoir été présent sur les lieux du cambriolage en France mais nie le meurtre du Gendarme Soler. Le Maroc n'extradant pas ses ressortissants, l'accusé sera jugé là-bas en décembre 2004. Risquant la peine de mort (qui avait été requise par le Procureur de Rabat), il est reconnu coupable du meurtre du gendarme français et il est condamné à 30 ans de prison. L'arme du crime, un fusil à canon scié selon les expertises, n'a jamais été retrouvée.
Le 27 décembre 2000, trois mis en cause sont interpellés dans une habitation à Pont-Saint-Esprit. Les preuves s'accumulent contre deux d'entre eux. Placés en détention provisoire, ces derniers avouent leur participation au cambriolage mais nient être les meurtriers. Déjà condamnés par le passé, tous deux rejettent ainsi la faute sur un troisième malfaiteur, toujours en fuite. Les deux hommes, un algérien de 20 ans et un marocain de 23 ans (dont l'un est en situation irrégulière en France), seront jugés devant la Cour d'Assises du Rhône en février 2005 et ils seront respectivement condamnés à 13 et 10 ans de réclusion criminelle (périodes de sûreté ignorées).
Dénoncé par ses complices, Hicham Bouaouiche (26 ans) s'avère être un marocain en situation irrégulière, ancien athlète de haut niveau, recherché au Maroc pour insoumission (n'ayant pas effectué son service militaire obligatoire). Quelques jours après le meurtre, repéré au volant d'un véhicule volé à Montpellier (34), il parvenait à semer une patrouille de la Police Nationale qui l'avait pris en chasse. Munis de faux papiers d'identité, il se réfugiait en Allemagne où il était arrêté pour sa situation irrégulière. Relâché avant que sa véritable identité ne soit découverte, il partait pour les Pays-Bas où il échappait de peu à des policiers lors d'une descente dans sa planque. Finalement arrêté en juillet 2001 par des douaniers marocains alors qu'il tentait de passer la frontière, Bouaouiche reconnaît avoir été présent sur les lieux du cambriolage en France mais nie le meurtre du Gendarme Soler. Le Maroc n'extradant pas ses ressortissants, l'accusé sera jugé là-bas en décembre 2004. Risquant la peine de mort (qui avait été requise par le Procureur de Rabat), il est reconnu coupable du meurtre du gendarme français et il est condamné à 30 ans de prison. L'arme du crime, un fusil à canon scié selon les expertises, n'a jamais été retrouvée.
Né le 15 mars 1965 à Béziers (34), le Gendarme Laurent Soler affichait 5 ans de services dans la Marine Nationale et 12 ans de services dans la Gendarmerie. Sorti de l'ESOG de Montluçon (135ème promotion), il était affecté à la Brigade Territoriale de Pont-Saint-Esprit. À titre posthume, il reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur, la Médaille de la Gendarmerie, la Médaille d'Honneur pour Acte de Courage et de Dévouement (échelon or) et est cité à l'Ordre de la Nation. À titre exceptionnel, il est nommé au grade de Major. Célibataire et sans enfant, il avait 35 ans.
La 26ème promotion de sous-officiers de Gendarmerie de l'école de Libourne (2009) porte le nom du MAJ Soler. La caserne de l'EGM 15/6 de Nîmes (30) et une rue de Pont-Saint-Esprit (celle où il fut tué) porte également son nom.
En 1998 déjà à Lussan (30), le Gendarme Richard Capel trouvait la mort dans une fusillade avec un malfaiteur. Entre décembre 2000 et avril 2002, 9 policiers sont tués par balles lors d'interventions sur le territoire national. Fin 2001, l'État prend la décision d'équiper individuellement tous les policiers et gendarmes de France d'un gilet par balle (protection jusque là très rarement portée par les policiers ou gendarmes tués en service, faute de moyens).
En 1998 déjà à Lussan (30), le Gendarme Richard Capel trouvait la mort dans une fusillade avec un malfaiteur. Entre décembre 2000 et avril 2002, 9 policiers sont tués par balles lors d'interventions sur le territoire national. Fin 2001, l'État prend la décision d'équiper individuellement tous les policiers et gendarmes de France d'un gilet par balle (protection jusque là très rarement portée par les policiers ou gendarmes tués en service, faute de moyens).
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