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Éric Anezo 22 février 2005

Le 22 février 2005 à Saint-Pierre (Martinique), alors qu'il participe à un entrainement de plongée sous-marine avec trois autres militaires, le Gendarme Éric Anezo trouve la mort, happé par l'hélice du bateau de Gendarmerie que le pilote avait redémarré.

Suites judiciaires ignorées.

Né le 06 décembre 1964 à Dinard (35), le Gendarme Éric Anezo affichait 22 ans de services et était affecté à la Brigade Nautique de Fort-de-France (Martinique). À titre posthume, il reçoit la Médaille Militaire. À titre exceptionnel, il est nommé au grade de Major. Marié, père de deux enfants âgés de 5 et 8 ans, il avait 40 ans.


Stèle commémorative apposée sur les lieux et
 entretenue chaque année par ses camarades.

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Philippe Pacciarelli 16 septembre 2000

Le 16 septembre 2000 au Carbet (Martinique), lors d'une descente en rappel dans un canyon en service commandé, le Gendarme Philippe Pacciarelli se retrouve pris au piège, le pied coincé dans une faille. Ne pouvant être secouru, a trouvé la mort noyé par la montée des eaux.

Né le 13 octobre 1962 à Troyes (10), le Gendarme Philippe Pacciarelli était affecté au Commandement de la Gendarmerie de la Martinique. Il avait 37 ans.

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Yves Monthieux 18 mars 1990


Le 18 mars 1990 à Ducos (Martinique), en service police route à moto, le Gendarme Yves Monthieux tente d'intercepter un automobiliste en voiture sportive qui circule dangereusement. Le conducteur du véhicule refuse d'obtempérer aux sommations de s'arrêter et vient volontairement percuter le gendarme motocycliste pour prendre la fuite. Évacué vers un hôpital de Fort-de-France dans un état désespéré, le GND Monthieux succombe à ses blessures le jour même.

Identifié et inculpé pour meurtre d'un agent de la force publique, le conducteur du véhicule en cause sera reconnu coupable, condamné à seulement 8 ans de réclusion criminelle.

Né le 02 mars 1960 à Fort-de-France (Martinique), le Gendarme Yves Monthieux affichait plus de 10 ans de services dans la Gendarmerie et était affecté à la Brigade Motorisée du Lamentin depuis décembre 1985. Devenu gendarme auxiliaire en septembre 1979, il passait sous-officier en février 1981. Sorti de l'ESOG de Chaumont en juillet 1981, il était affecté à la BT d'Epinay-sur-Seine (93) puis, à partir de février 1984, à la BMO de Corbeil (91). À titre posthume, il reçoit la Médaille Militaire et la Médaille de la Gendarmerie. Marié et père de deux enfants, il avait 30 ans.

La 74ème promotion de sous-officiers CSTAGN de l'école de Rochefort (2024) porte le nom du GND Monthieux.

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Daniel Klein 24 juillet 1982

Adjudant Daniel Klein, tué en service commandé
 à l'âge de 35 ans. Au cours d'une intervention
 faisant suite à un conflit de voisinage, est
 tombé sous les balles d'un protagoniste,
 Victime du Devoir.
Le 24 juillet 1982 à Saint-Joseph (Martinique), une patrouille de Gendarmerie intervient au lieu-dit la Rosière à la demande d'habitants après qu'un forcené armé d'un fusil de chasse eut tiré quatre fois en direction d'un voisin qui s'était battu avec son fils. L
'Adjudant Daniel Klein est mortellement atteint d'une balle au cou en tentant d'interpeller l'individu. Son camarade l'accompagnant, le Gendarme Serge Robin, est blessé par balle.

Arrêté par les renforts, Marcel F. est mis en examen pour meurtre et tentative de meurtre sur des agents de la force publique à l'issue de sa garde à vue. Il avait fait l'objet de plusieurs plaintes par le passé pour des dégradations et des violences, depuis l'achat de sa propriété en 1967 et le déclenchement d'un conflit de voisinage pour lequel la Justice lui avait donné tord. Jugé en juin 1984, reconnu coupable, Marcel F. sera condamné à seulement 15 ans de réclusion criminelle.

Né le 09 juin 1947 à Paris (75), l'Adjudant Daniel Klein commandait la Brigade Territoriale de Saint-Joseph depuis novembre 1980. À titre posthume, il reçoit la Médaille Militaire et la Médaille de la Gendarmerie. Marié et père d'un garçon âgé de 11 ans (devenu gendarme), il avait 35 ans.


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Michel Blanchet 05 octobre 1974

Gendarme Michel Blanchet, décédé en
 service commandé à l'âge de 45 ans.
A trouvé la mort dans un accident
 de la route.
Le 05 octobre 1974 au Lamentin (Martinique), le Gendarme Michel Blanchet décède en service commandé dans un accident de la circulation routière.

Né le 29 juillet 1929 à Poitiers (86), le Gendarme Michel Blanchet était affecté à la Légion de Gendarmerie des Antilles et de Guyane. Marié et père d'un enfant, il avait 45 ans.

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Jean-Claude Rigolage 16 avril 1970

Gendarme Jean-Claude Rigolage, tué en service commandé
 à l'âge de 31 ans. Investissant la planque de malfaiteurs
 auteurs de cambriolages, s'est porté au secours d'un
 camarade aux prises avec un individu armé qui
 était déterminé à ne pas se laisser faire.
 Est tombé dans une fusillade,
 Victime du Devoir.
Le jeudi 16 avril 1970 en début de matinée au Lamentin (Martinique), prévenus que quatre malfaiteurs multipliant les vols par effraction dans des habitations venaient d'être repérés au quartier Mahault, plusieurs gendarmes se transportent sur place.

Pénétrant dans une maison pour procéder aux arrestations, les militaires sont immédiatement visés par un tir de fusil de chasse. Alors que son commandant d'unité peine à maîtriser le bandit ayant ouvert le feu, le Gendarme Jean-Claude Rigolage se précipite pour l'aider lorsqu'il est mortellement atteint à la tête par un second tir. Les autres gendarmes ripostent avec leurs armes, neutralisant l'un des criminels qui décédera avant de pouvoir interpeller non sans mal les trois autres, dont le meurtrier de leur camarade.

Paul Saïpo (29 ans) et Maxime Terrine (29 ans) seront jugés par la Cour d'Assises de la Martinique en janvier 1972. Saïpo (inculpé pour le meurtre du Gendarme Rigolage) sera finalement condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner sur un agent de la force publique tandis que Terrine écopera de 12 ans. Suites judiciaires ignorées pour le troisième malfaiteur.

Le Gendarme Jean-Claude Rigolage était affecté à la Brigade Territoriale du Lamentin. À titre posthume, il reçoit la Médaille de la Gendarmerie. Marié, père de deux enfants âgés de 6 et 8 ans, il avait 31 ans.


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Guy Deliot 30 mars 1960

Dans la soirée du 20 décembre 1959 à Fort-de-France (Martinique), une rixe éclate entre deux automobilistes à la suite d'un accident sans gravité. Un équipage de la Police Nationale intervient sur place mais les protagonistes sont déjà séparés. Les policiers veulent procéder aux constatations de l'accrochage lorsqu'ils sont pris à partie par des badauds qu'ils tentent d'éloigner. Une altercation éclate et dégénère rapidement en émeute malgré l'arrivée d'importants renforts. On dénombre 26 policiers et gendarmes blessés après le dispersement de la foule.

Dans la journée du 21 décembre 1959, des individus reviennent à la charge pour s'en prendre à un hôtel, reprochant à son personnel d'avoir appelé les forces de l'ordre suite à l'accident de la veille. Policiers et gendarmes retournent sur place, subissant des jets de projectiles avant de se retirer. Dans un soucis d'apaisement, les autorités ordonnent que seuls les policiers de la sécurité publique (qui ne sont pas formés au maintien de l'ordre mais dont la plupart sont natifs de Martinique) soient déployés, excluant ainsi les CRS et les gendarmes mobiles. La situation ne s'améliore pas pour autant, bien au contraire. Alors que les émeutes se prolongent, un policier de la sécurité publique fait usage de son arme à une reprise au milieu du chaos, atteignant mortellement un adolescent, Christian Marajo (15 ans). Peu après, à quelques rues de là, Edmond Eloi Véronique (20 ans) est gravement blessé d'une balle dans le ventre par un tireur qui restera non identifié. Trouvé et transporté à l'hôpital par des gendarmes, le jeune homme succombera à sa blessure. Le décès de ces deux jeunes gens provoque évidemment des violences encore plus intenses, les émeutes atteignant leur paroxysme. En fin de soirée, on déplore 19 gendarmes et 21 policiers blessés, plus ou moins gravement.

Le 22 décembre 1959, ce sont les gendarmes qui sont chargés de contenir les violences. C'est dans ce contexte que le Sous-Lieutenant Guy Deliot est amené à intervenir. Dans la soirée, trois commissariats sont incendiés et plusieurs véhicules de la Police Nationale sont détruits. Les Sapeurs-Pompiers sont attaqués et leur matériel est dégradé. Surplombés par une foule particulièrement hostile, trois pelotons temporaires de Gendarmerie se retrouvent isolés, bombardés de projectiles en tout genre. Au cours de cette action, le Sous-Lieutenant Deliot est atteint à la tête par des jets de pierres mais continue, malgré une grave blessure, à assurer sa mission. Face aux agressions, les gendarmes finissent par ouvrir le feu pour se dégager. Julien Betzi (19 ans) est atteint au thorax par une balle et les émeutiers hissent des drapeaux blancs pour permettre son évacuation vers un hôpital. Le jeune homme décédera peu après et la confrontation reprendra de plus belle. En fin de soirée, la Gendarmerie déplore une vingtaine de militaires blessés dont 10 gravement.

Les évènements prendront fin le 26 décembre 1959. Une trentaine d'émeutiers ont été interpellés (dont un accusé d'avoir utilisé une arme à feu) mais 3 seulement seront condamnés. Le nombre de blessés parmi les émeutiers est incertain, cependant 6 personnes ont été blessées par les tirs de gendarmes, de policiers ou d'individus non identifiés. À plusieurs reprises, les forces de l'ordre affirmeront que des émeutiers ont fait usage d'armes à feu, ce qui restera incertain. Néanmoins, l'utilisation de cocktails molotov et d'armes blanches ne fait aucun doute.

Hospitalisé depuis les faits, le Sous-Lieutenant Deliot décède des suites de sa blessure le 30 mars 1960 et le responsable de sa mort ne sera jamais identifié.

Si le nombre de trois morts parmi les émeutiers ou les passants n'est pas contesté, le nombre de morts parmi les forces de l'ordre est sujet à débat. En effet, la mort de l'officier survenue 3 mois après les faits n'a jamais été annoncée dans la presse et un rapport d'une commission d'enquête, datant de 2016, l'évoquait même comme une « simple rumeur
 »... Dans ce même rapport, des témoignages faisaient état du lynchage de deux policiers motocyclistes durant les émeutes. Toujours selon ces témoins, l'un des policiers aurait été tué.

Né le 15 août 1922 à Buxières-les-Mines (03), le Sous-Lieutenant Guy Deliot affichait 19 ans de services dans la Gendarmerie et était affecté à la Légion de Gendarmerie des Antilles et de Guyane. À titre posthume, il reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur et la Médaille de la Gendarmerie. Durant la seconde guerre mondiale, alors sous-officier, il avait rejoint la Résistance (ORA). Marié et père de trois enfants, il avait 37 ans.

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