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Jean-Pierre Vignaux 22 juin 1993

Adjudant Jean-Pierre Vignaux, tué en service commandé à
 l'âge de 48 ans. Appelé à intervenir pour un individu qui
 déambulait armé en ville, a tenté d'obtenir sa reddition
 en parlementant. Confronté en réalité à un dangereux
 criminel, a été pris sous le feu avec ses camarades
 et est tombé sous les balles malgré une riposte
 immédiate
Victime du Devoir.
Le mardi 22 juin 1993 vers 10 heures 30, des habitants contactent la brigade de Gendarmerie locale et signalent qu'un homme se balade dans les rues de Livron-sur-Drôme (26) avec une arme de poing. Un peu plus tôt, il s'était fait remarqué en proposant de vendre son arme au patron d'un bar puis en insultant gratuitement les clients d'un second bar. Plusieurs patrouilles se lancent à sa recherche.

Trois gendarmes repèrent finalement l'individu au moment où il entre dans une armurerie, avenue Léon Aubin, pour y réclamer des munitions. L'équipage entre dans le bâtiment et une courte discussion s'engage. Arme en main, l'Adjudant Jean-Pierre Vignaux tente de raisonner l'inquiétant personnage qui, entrant sans raison dans une rage folle, brandit un revolver de calibre 22LR qui s'avérera volé et ouvre le feu à plusieurs reprises. L'Adjudant Vignaux engage la riposte avant de s'effondrer, mortellement atteint par 2 balles dont une en pleine tête. Ses camarades répliquent également par plusieurs tirs, blessant le meurtrier à l'abdomen avant de le maîtriser.

Gunther Sourzac (30 ans) avait été condamné par la Justice à 12 reprises et il accumulait déjà 10 ans derrière les barreaux. En 1991, le malfaiteur était à nouveau interpellé après qu'une jeune femme l'ait désigné comme étant le prédateur l'ayant violé, la même année, sous la menace d'une arme à Valence (26). Placé en détention provisoire, l'homme agresse violemment un surveillant de prison quelques mois plus tard. Jugé devant la Cour d'Assises de la Drôme en juin 1993 pour le viol aggravé, 
l'accusé loin d'être impressionné adressait des lettres de menaces aux magistrats et insultait les jurés. Le jour du verdict, il affirmait sûr de lui : 
« quand je serais dehors, je serais célèbre ». Acquitté par les jurés après une heure et demie de délibérations, Sourzac est libéré tard dans la soirée du 21 juin 1993, la veille du meurtre de l'ADJ Vignaux. Soigné, incarcéré et inculpé pour meurtre d'un agent de la force publique, le criminel sera jugé devant la Cour d'Assises de la Drôme en juin 1996. Suites judiciaires ignorées.

Né le 11 janvier 1945 à Valence-sur-Baïse (32), l'Adjudant Jean-Pierre Vignaux affichait 21 ans de services et commandait la Brigade Territoriale de Livron-sur-Drôme. À titre posthume, il reçoit la Médaille Militaire, la Médaille de la Gendarmerie (avec grenade de bronze), la Médaille d'Honneur pour Acte de Courage et de Dévouement (échelon or) et est cité à l'Ordre de la Nation. À titre exceptionnel, il est nommé au grade de Major. Marié, père de quatre enfants âgés de 12 à 18 ans, il avait 48 ans.


Stèle commémorative apposée à Livron-sur-Drôme
 par la municipalité.

(merci de me contacter si vous avez plus d'informations à ce sujet)
Sources :
- Livre d'or de la Gendarmerie année 1993
- France 2, JT 20h du 22 juin 1993
-https://abonnes.lemonde.fr/archives/article/1993/06/24/acquitte-la-veille-par-la-cour-d-assises-un-repris-de-justice-tue-un-gendarme_3952929_1819218.html
-http://www.lesoir.be/archive/recup/acquitte-aux-assises-lundi-meurtier-mardi_t-19930623-Z06XCV.html

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