par une autre unité qu'un homme circulant au volant d'une Renault Frégate volée se dirige à vive allure vers Paris (75) depuis Sceaux-sur-Huisne (72), une patrouille de Gendarmerie se positionne rapidement sur la route nationale 23 (devenue route départementale 323) pour établir un barrage. Les deux militaires ont à peine le temps de se mettre en place que l'arrivée du véhicule signalé est constatée. Le Gendarme Pierre Le Mens se place sur la chaussée et met en joue le conducteur pour lui intimer l'ordre de s'arrêter. N'ayant aucunement l'intention d'obtempérer, le malfaiteur accélère de plus belle et vient volontairement heurter le Gendarme Le Mens dans sa fuite tandis que son camarade l'accompagnant ouvre le feu sans parvenir à atteindre le criminel. Évacué vers un hôpital dans un état très grave, le Gendarme Le Mens succombera à ses blessures le 25 novembre 1953.
Identifié quelques jours après les faits, Eugène Klink est interpellé par la Gendarmerie le 23 novembre 1953 à Grandvilliers (60), en possession d'une arme à feu. Auteur de multiples cambriolages à travers toute la France, le malfaiteur qui se faisait surnommé Fantômas avait déclenché une véritable psychose qui s'était soldé par la mort d'un autre homme à Quevillon (76), tué d'un coup de fusil par un cultivateur qui déclarera l'avoir pris pour le fugitif alors que des recherches étaient engagées sur cette même commune. Déjà condamné pour divers vols et pour une évasion, Klink est inculpé pour meurtre d'un agent de la force publique. Suites judiciaires ignorées.
Né le 16 décembre 1913 à Hanvec (29), le Gendarme Pierre Le Mens affichait 3 ans de services dans l'Armée de Terre (19ème RD) et 17 ans de services dans la Gendarmerie. Il était affecté à la Brigade Territoriale de La Ferté-Bernard depuis octobre 1944. Durant la seconde guerre mondiale, il avait rejoint la Résistance (ORA). Déjà décoré de la Médaille Militaire à titre exceptionnel, il reçoit la Médaille de la Gendarmerie (avec grenade de bronze) et la Médaille d'Honneur pour Acte de Courage et de Dévouement (échelon bronze) à titre posthume. Marié et père de quatre enfants, il avait 39 ans.
La 41ème promotion de sous-officiers de Gendarmerie de l'école de Châteaulin (2012) porte le nom du GND Le Mens.
(merci de me contacter si vous avez plus d'informations à ce sujet)
Sources :
- Livre d'or de la Gendarmerie année 1954
-https://www.ouest-france.fr/bretagne/landerneau-29800/ceremonie-en-hommage-pierre-le-mens-ancien-resistant-1239502
-https://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/ty-vougeret-belle-action-pour-le-bapteme-de-promotion-06-10-2012-1862690.php
- journal La Bourgogne Républicaine, n°272 en date du 25 novembre 1953
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