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Jean-Claude Besnault et Guy Lefort 16 juillet 1980


Le mercredi 16 juillet 1980 vers 17 heures à Périgueux (24), suite à l'appel téléphonique d'une femme qui explique être menacée par son ex-concubin, une patrouille de Gendarmerie se transporte route de Lyon. 

L'Adjudant Jean-Claude Besnault et le Gendarme Guy Lefort prennent contact avec la requérante réfugiée chez des voisins et la raccompagnent jusqu'à son domicile. Là, les deux gendarmes parlementent avec un individu agressif qui n'accepte visiblement pas la rupture. Dans des circonstances qui restent imprécises, le mis en cause se saisit d'un fusil à canon double de calibre 12 et ouvre le feu à bout portant sur les deux sous-officiers qui sont mortellement atteints sans avoir pu riposterNadine Beuselinck (37 ans), mère de quatre enfants, est quant à elle poursuivie en pleine rue avant d'être impitoyablement exécutée par le criminel, lequel tentera vainement de se suicider par la suite.
Il appert que madame Beuselinck était régulièrement violentée par cet homme durant leur vie commune. Interpellé et conduit à l'hôpital, Dominique Ahyée (30 ans) était déjà connu de la Justice. Arrêté pour la dernière fois en décembre 1979, on lui reprochait alors le vol ainsi que la détention d'armes à feu et d'explosifs, des menaces de mort envers les gendarmes (dont l'Adjudant Besnault) ainsi qu'une tentative d'évasion durant sa garde à vue. Il écopait pour cela d'une peine de 8 mois de prison ferme. Libéré le 16 juillet 1980 après une grâce présidentielle décidée au nom de la fête nationale, il profitait de sa liberté pour commettre un triple meurtre le jour même. Jugé en juin 1984 devant la Cour d'Assises de Dordogne, il est condamné à la réclusion criminelle dite à perpétuité (période de sûreté ignorée).
Né le 04 décembre 1939 à Saint-Martin-d'Ordon (89), l'Adjudant Jean-Claude Besnault était affecté à la Brigade Territoriale de Périgueux. À titre posthume, il reçoit la Médaille de la Gendarmerie. À titre exceptionnel, il est nommé au grade d'Adjudant-Chef. Il avait 40 ans.

Né le 14 février 1948 à Saint-Géry devenu Saint Géry-Vers (46), le Gendarme Guy Lefort était également affecté à la BT de Périgueux. À titre posthume, il reçoit la Médaille de la Gendarmerie. Il avait 32 ans.
Une rue de Périgueux porte depuis le nom de l'ADC Besnault et du GND Lefort.
Deux ans après ces faits, toujours près de Périgueux, les Gendarmes Chollon et Joffre sont assassinés lors d'une intervention.

(merci de me contacter si vous avez plus d'informations à ce sujet)
Sources : 

-https://abonnes.lemonde.fr/archives/article/1980/07/18/un-detenu-libere-tue-deux-gendarmes-et-son-amie_2794463_1819218.html
- Journal de l'Année Larousse, édition 1980 / 1981
- Journal suisse le Nouvelliste, n°164 en date du 17 juillet 1980
- Journal suisse l'Express, n°165 en date du 18 juillet 1980
- Journal Sud-Ouest, en date du 17 juillet 1980
- Journal Sud-Ouest, en date du 18 juillet 1980
- Journal Sud-Ouest, en date du 20 juillet 1980
- Journal Sud-Ouest, en date du 20 juin 1984
- Livre d'or de la Gendarmerie année 1980

4 commentaires:

  1. Le gendarme Guy Lefort est mon grand-père. Il aurait pu s'en sortir mais il s'est fait tirer dessus par derrière en voulant sauver l'adjudant qui s'était fait tirer dessus en premier.

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    1. Bonjour merci pour votre commentaire,
      N'hésitez pas à me contacter via l'onglet https://gendarmeriehommage.blogspot.com/p/contact.html si vous voulez partager d'autres informations ou éventuellement une photo de votre grand-père,
      Cordialement,
      L'administrateur

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    2. Témoignage d’un enfant présent lors du triple meurtre du 197, route de Lyon

      Je suis l’un des enfants qui étaient présents sur les lieux, au 197, route de Lyon, lors de ce triple meurtre, celui des deux gendarmes et de ma maman.

      Pour commencer, je voudrais apporter quelques précisions au récit : nous étions quatre enfants et non trois. Je crois également que les deux gendarmes avaient, à eux deux, cinq enfants, mais je ne sais pas qui ils sont.

      Je peux vous apporter quelques commentaires et précisions sur ce qui s’est réellement passé.

      À cette époque, mes frères, ma sœur et moi avons fui le Nord de la France avec notre maman, pour les raisons que vous avez évoquées dans votre récit, mais aussi pour bien d’autres raisons encore. Nous sommes également partis parce que notre papa habitait à Périgueux à cette époque.

      Une autre précision importante concerne le frère de ma maman. Il s’appelait Christian Beuseulinck. Il était capitaine des CRS 22 de Périgueux à cette période.

      Cela nous a permis de fuir plus rapidement et de faire arrêter Monsieur Dominique Ahyée, avec la complicité de certains gendarmes qui ont aidé ma maman à faire incarcérer cet individu à cette époque.

      Concernant la fin tragique de cette histoire, vous l’avez déjà expliquée dans votre récit. Même si certains détails ne se sont pas déroulés exactement comme vous les avez racontés, la finalité, elle, était bien celle que vous avez citée.

      Je tenais simplement à apporter ces précisions, car j’étais moi-même présent sur les lieux et je fais partie des quatre enfants qui ont vécu ces événements.

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  2. Bonjour et merci pour votre témoignage,
    Je vous prie de m’excuser pour les circonstances relatées parfois imprécises voir inexactes, comme pour d’autres articles je me suis servi principalement d’articles de presse pour celui-ci, n’ayant pas eu accès aux conclusions de l’enquête ni à des témoignages directs,
    Cordialement
    L’administrateur du site

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